La biodynamie favorable au climat

Depuis 1978, le FIBL Suisse, Institut de recherche de l’agriculture biologique en Suisse, mène une étude comparative entre l’agriculture conventionnelle, l’agriculture biologique et l’agriculture biodynamique.

Des premiers résultats avaient été publiés après 21 ans d’expérimentation, montrant une biodiversité et une activité du sol plus élevées en agriculture biodynamique qu’en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique.
Le FIBL vient de publier dans son rapport d’activités 2018 les derniers résultats de l’essai DOC, 40 ans après le démarrage de l’étude. En voici la synthèse.

Un sol plus vivant et plus riche en humus

« L’agriculture bio favorise tout particulièrement la diversité des mycorhizes et les coléoptères utiles. Dans les sols cultivés selon les méthodes biologiques, la masse des micro-organismes est supérieure de 30 % environ et dans les sols cultivés selon les méthodes biodynamiques de 60 % environ par rapport aux parcelles conventionnelles. »

L’agriculture biodynamique particulièrement favorable au climat

« Si l’agriculture est affectée par le changement climatique, elle y contribue également. Les mesures effectuées dans l’essai DOC ont montré que les émissions de gaz à effets de serre étaient inférieures de 36 % dans les parcelles biologiques et de 61 % dans les parcelles biodynamiques. Cela est lié d’une part à l’utilisation réduite de l’azote dans les systèmes bio et, d’autre part, à une meilleure structure du sol, à un pH stable et à des communautés microbiennes capables de transformer le protoxyde d’azote en azote élémentaire inoffensif. En conclusion, le système biodynamique est particulièrement favorable au climat, car il conserve le carbone dans le sol de manière optimale, sous forme d’humus. » – Paul Maeder.

Pour en savoir plus, consultez la synthèse du compte-rendu de l’essai DOC.
Plus d’informations sur le FIBL Suisse.

 

Crédits photo : Jean-Marie Defrance