Demeter et la biodiversité

L’érosion de la biodiversité est aujourd’hui une réalité. Selon certains scientifiques,  les espèces disparaissent 1000 à 10000 fois plus vite qu’au rythme naturel. 60% des écosystèmes de la planète auraient été dégradés au cours des 50 dernières années.

La France abrite une faune, une flore et des écosystèmes très diversifiés et nombreux, mais occupe en même temps la 8e place mondiale (4e rang européen) des pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées. L’agriculture française, présente sur environ 60 % du territoire,  joue donc un rôle crucial dans  la préservation de la biodiversité.

La préservation de la biodiversité est un élément important en biodynamie : les techniques culturales biodynamiques renforcent la vie et la biodiversité du sol pour le maintien de la fertilité. Mais, en juin 2012,  toutes les associations Demeter dans le monde ont souhaité aller plus loin et mettre en place, dans leur cahier des charges, des mesures incitant les fermes certifiées à favoriser la présence d’une faune, d’une flore et de paysages diversifiés.
Le cahier des charges Demeter impose désormais 10% de la surface du domaine agricole en « zones de biodiversité », qui peuvent prendre la forme de forêt, de haies, de zones humides, de prairies non fauchées,…. Après des décennies de spécialisation et d’industrialisation de l’agriculture, les domaines agricoles d’aujourd’hui sont parfois loin de cet idéal, et les producteurs disposent bien sûr d’un délai de mise en application de cette clause.
Demeter France, très attaché à cette problématique, a créé un outil d’autodiagnostic pour accompagner les paysans dans la mise en place de pratiques favorables au développement de la  biodiversité. C’est une première (grande) étape.
Des producteurs certifiés Demeter témoignent: